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De l’eau à la feuille

Au Moulin Richard de Bas, chaque feuille naît de l’eau, de la fibre et d’un geste transmis depuis des siècles.

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UN SAVOIR-FAIRE ANCESTRAL

Tout commence par l’eau

Au Moulin Richard de Bas, fabriquer une feuille de papier commence bien avant le geste du papetier à la cuve.

L’eau met en mouvement le Moulin, la matière est préparée, puis transformée en une pâte composée de fibres. Commence alors un travail où la mécanique ancienne rencontre la précision de la main.

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LA FORCE DU MOULIN

L’eau met le Moulin en mouvement

Depuis des siècles, l’eau est au cœur du fonctionnement du Moulin. Sa force permet d’actionner les mécanismes nécessaires à la préparation de la matière destinée à devenir papier.

Avant la feuille, il y a l’eau.

Chiffons utilisés pour la fabrication du papier 02
LA MATIÈRE PREMIÈRE

Du chiffon à la fibre

La fabrication traditionnelle du papier repose sur l’utilisation de fibres textiles. Les chiffons constituent une matière première précieuse qui sera travaillée jusqu’à obtenir les fibres nécessaires à la formation de la pâte.

Ici, le papier ne naît pas du bois.

Mécanisme traditionnel de broyage au Moulin Richard de Bas 03
PRÉPARER LA PÂTE

Les fibres sont battues

Entraînés par la force de l’eau, les mécanismes du Moulin travaillent la matière afin de séparer et d’assouplir les fibres.

Mélangées à l’eau, elles donnent progressivement naissance à la pâte dans laquelle le papetier viendra former chaque feuille.

La matière est prête. Le geste peut commencer.

Papetier formant une feuille au Moulin Richard de Bas 04
LE GESTE DU PAPETIER

La feuille prend forme

Le papetier plonge la forme dans la cuve remplie de pâte. En la relevant avec précision, il répartit les fibres sur le tamis.

L’eau s’écoule progressivement tandis qu’une fine couche de fibres reste à la surface : la feuille vient de naître.

Chaque feuille commence par un geste.

Formation d'une feuille de papier à la main 05
LE COUCHAGE

De la forme au feutre

Encore gorgée d’eau et très fragile, la feuille est délicatement déposée sur un feutre.

Les feuilles et les feutres sont empilés les uns sur les autres, formant progressivement une pile prête à être pressée.

À ce stade, la feuille existe déjà.

Pressage traditionnel des feuilles de papier 06
EXTRAIRE L’EAU

Le pressage

La pile de feuilles et de feutres est placée sous presse afin d’éliminer une grande partie de l’eau encore présente.

Cette étape rapproche les fibres entre elles et prépare la feuille pour le séchage.

La feuille gagne sa tenue.

Séchage des feuilles au Moulin Richard de Bas Feuilles de papier artisanal en cours de séchage 07
LA DERNIÈRE TRANSFORMATION

Le temps du séchage

Après le pressage, les feuilles sont séparées puis mises à sécher.

Peu à peu, l’humidité disparaît et la feuille acquiert son aspect définitif, sa texture et son caractère.

L’eau s’efface. Le papier reste.

Pétales utilisés dans la fabrication du papier floral au Moulin Richard de Bas
UNE SIGNATURE DU MOULIN

Quand le papier se couvre de fleurs

Au Moulin Richard de Bas, certaines feuilles deviennent de véritables créations végétales.

Des pétales, des fleurs, des fougères et des graminées sont délicatement intégrés à la pâte ou déposés sur la feuille, donnant naissance à des papiers uniques.

Ici, chaque feuille peut devenir une pièce unique.

Papier artisanal décoré de bleuets
FLEURS & CRÉATION

La nature au cœur de la feuille

Chaque composition florale apporte sa couleur, sa forme et son caractère au papier.

Aucune feuille n’est exactement semblable à une autre : la matière, les fibres et les végétaux donnent à chacune sa propre personnalité.

UN SAVOIR-FAIRE TOUJOURS VIVANT

De l’eau, des fibres et des mains

Au Moulin Richard de Bas, chaque feuille est le résultat d’un équilibre entre la force de l’eau, la matière, le temps et le geste du papetier.

Une fabrication artisanale qui se perpétue encore aujourd’hui et qui donne à chaque feuille son caractère unique.