De l’eau à la feuille
Au Moulin Richard de Bas, chaque feuille naît de l’eau, de la fibre et d’un geste transmis depuis des siècles.
Entrer dans l’atelier ↓Tout commence par l’eau
Au Moulin Richard de Bas, fabriquer une feuille de papier commence bien avant le geste du papetier à la cuve.
L’eau met en mouvement le Moulin, la matière est préparée, puis transformée en une pâte composée de fibres. Commence alors un travail où la mécanique ancienne rencontre la précision de la main.
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L’eau met le Moulin en mouvement
Depuis des siècles, l’eau est au cœur du fonctionnement du Moulin. Sa force permet d’actionner les mécanismes nécessaires à la préparation de la matière destinée à devenir papier.
Avant la feuille, il y a l’eau.
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Du chiffon à la fibre
La fabrication traditionnelle du papier repose sur l’utilisation de fibres textiles. Les chiffons constituent une matière première précieuse qui sera travaillée jusqu’à obtenir les fibres nécessaires à la formation de la pâte.
Ici, le papier ne naît pas du bois.
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Les fibres sont battues
Entraînés par la force de l’eau, les mécanismes du Moulin travaillent la matière afin de séparer et d’assouplir les fibres.
Mélangées à l’eau, elles donnent progressivement naissance à la pâte dans laquelle le papetier viendra former chaque feuille.
La matière est prête. Le geste peut commencer.
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La feuille prend forme
Le papetier plonge la forme dans la cuve remplie de pâte. En la relevant avec précision, il répartit les fibres sur le tamis.
L’eau s’écoule progressivement tandis qu’une fine couche de fibres reste à la surface : la feuille vient de naître.
Chaque feuille commence par un geste.
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De la forme au feutre
Encore gorgée d’eau et très fragile, la feuille est délicatement déposée sur un feutre.
Les feuilles et les feutres sont empilés les uns sur les autres, formant progressivement une pile prête à être pressée.
À ce stade, la feuille existe déjà.
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Le pressage
La pile de feuilles et de feutres est placée sous presse afin d’éliminer une grande partie de l’eau encore présente.
Cette étape rapproche les fibres entre elles et prépare la feuille pour le séchage.
La feuille gagne sa tenue.
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Le temps du séchage
Après le pressage, les feuilles sont séparées puis mises à sécher.
Peu à peu, l’humidité disparaît et la feuille acquiert son aspect définitif, sa texture et son caractère.
L’eau s’efface. Le papier reste.
Quand le papier se couvre de fleurs
Au Moulin Richard de Bas, certaines feuilles deviennent de véritables créations végétales.
Des pétales, des fleurs, des fougères et des graminées sont délicatement intégrés à la pâte ou déposés sur la feuille, donnant naissance à des papiers uniques.
Ici, chaque feuille peut devenir une pièce unique.
La nature au cœur de la feuille
Chaque composition florale apporte sa couleur, sa forme et son caractère au papier.
Aucune feuille n’est exactement semblable à une autre : la matière, les fibres et les végétaux donnent à chacune sa propre personnalité.
De l’eau, des fibres et des mains
Au Moulin Richard de Bas, chaque feuille est le résultat d’un équilibre entre la force de l’eau, la matière, le temps et le geste du papetier.
Une fabrication artisanale qui se perpétue encore aujourd’hui et qui donne à chaque feuille son caractère unique.
